Histoire

Jusqu’au XVIIIème siècle

En 1 300 av. JC, Feigères appartient au territoire Allobroge, puis passe sous domination romaine à partir de 121 av. JC.

A la fin du Vème siècle de notre ère, notre territoire commença à s’appeler Sapaudia (« pays des sapins »), d’où ont dérivé les noms de Sabaudia, puis Savogia, Savoye, et enfin Savoie. Après la chute de l’empire romain (Vème siècle), la Sapaudia subit, comme le reste de la Gaule, la pression puis l’invasion des grandes tribus barbares, en commençant par les Burgondes.

On reparle de Feigères au XIVème siècle. Notre pays appartenait alors aux comtes de Genève, mais les habitants étaient pour la plupart des colons, des fermiers à bail perpétuel des seigneurs du Chatelard, eux-mêmes dépendants de la châtellenie de Ternier.

Les Chartreux de Pomier, qui dominaient alors la région, percevaient des droits sur la commune (principalement la dîme), ce qui donna lieu à de nombreuses résistances de la part des habitants. En 1336, ces mêmes Chartreux concédèrent aux habitants de Présilly et de Malchamp des droits d’affouage sur la forêt de Montailloux.

En 1401, Amédée VIII de Savoie acquiert le comté de Genevois. Feigères relève désormais du duc de Savoie.

Au XVIIIème siècle, notre communauté appartenait au baillage de Ternier (14 paroisses, plusieurs seigneuries) ; elle était directement contrôlée par les seigneurs du Châtelard, et par un syndic, sous le contrôle du châtelain. Le syndic, alors chargé de répartir et de faire payer les contributions, était d’abord désigné par le châtelain, puis par le conseil de communauté.
Ce n’est que plus tard que la paroisse s’est dotée d’un conseil communal dont les membres étaient nommés par le châtelain.

La Révolution gagna bientôt la Savoie. Au sein de l’assemblée souveraine des allobroges, Feigères désigna comme représentant François Vuagnat, qui vota comme ses collègues pour le rattachement de la Savoie à la France. Ce fut chose faite le 7 novembre 1792 avec la création du département du Mont Blanc, composé de 7 districts, 83 cantons et 652 communes. Carouge fut désignée comme chef-lieu du district formé par les cantons d’Annemasse, Bonne, Chaumont, Cruseilles, Frangy, Reignier et Viry.

Chaque commune était alors administrée par un Conseil général composé d’un Maire, d’un Procureur chargé de faire l’intermédiaire entre les municipalités et les autorités départementales, d’officiers municipaux et de notables. Feigères compte alors 506 habitants, dont 77 électeurs.

En 1795 sont créées les municipalités de canton, présidées par un juge de paix, avec un commissaire, un agent national et un adjoint. Elles seront supprimées en 1800 et remplacées par des conseils municipaux, dirigés par le Maire et les conseillers.

XIXème siècle

Après la défaite de Napoléon en 1815, un traité entre la France et l’Autriche déchira la Savoie en deux : une partie comprenant Chambéry, Annecy et Rumilly restait à la France pour former le département du Mont Blanc, tandis que l’autre partie (dont Feigères) revenait à la Maison de Savoie et était rattachée au Piémont.

Le Conseil municipal décida, en 1835, de reconstruire l’église, celle-ci devenant trop petite pour accueillir tous les fidèles. Les travaux ont pris fin en 1847. Trente ans plus tard fut construite la chapelle de La Salette sur le site de l’ancien château féodal (puis reconstruite en 1927).

XXème siècle à aujourd’hui

Les conflits mondiaux n’épargnèrent pas notre commune, qui perdit 48 des siens en 1914-1918 et vit plus de 40 de ses jeunes être mobilisés en 1939.

En 1954, la commune comptait 415 habitants. L’année 1957 vit la fin du remembrement, qui a permis de passer de 1 200 parcelles à 700.

En 1972 nous avons adhéré au Syndicat d’assainissement Beaumont-Neydens (qui deviendra la CCG), notre Plan Sommaire d’Urbanisme est adopté et la fruitière du chef-lieu ferma ses portes.
Le village se développe, avec la construction de Beauregard, des Sorbiers, du nouveau groupe scolaire, qui accueillait alors 69 élèves répartis en 3 classes. La commune comptait alors 638 habitants et poursuit son développement avec la construction de la salle polyvalente en 1986, puis d’une nouvelle mairie en 1995.

Aujourd’hui, notre commune poursuit son développement tout en essayant de préserver son environnement et sa qualité de vie. Si vous voulez continuer d’écrire notre histoire, nous vous invitons à nous faire parvenir vos souvenirs et anecdotes des trente dernières années, qui nous permettront d’écrire la suite du récit d’Abel Jacquet.

Source : Feigères, par Abel Jacquet, 1986.

En savoir plus

Vous êtes passionnés d’histoire, ou simplement curieux de mieux connaître notre histoire locale ? Vous pouvez consulter le site de La Salèvienne , société d’histoire régionale, ou le site sur l’histoire et les archives de la Savoie